Ce qui disent nos postures

« Il suffit de chanter un chant de paix avec gesticulations et grimaces pour qu’il devienne un chant de guerre » (Jean Giraudoux)

Nous nous sommes tellement accoutumés à ce que notre corps matérialise nos émotions et nos humeurs que le plus souvent nous n’avons pas conscience de la façon dont il réagit : le front plissé par le doute ou l’inquiétude, les lèvres ou les mâchoires serrées par la colère, la nuque tendue, les épaules imperceptiblement relevées…

Tous ces gestes semblent préparer notre corps à l’action. Les bras croisés sur la poitrine en signe de repli. Les poings serrés et compacts prêts pour l’affrontement. Les jambes croisées ou agitées en signe de nervosité. Le corps avachi sur le siège, sans vigueur. Il en résulte la perception d’émotions ou sentiments tels que : « je suis en colère, tu m’as déçu, je suis inquiet », etc.

Maintenir un certain contrôle dans la manière dont notre corps s’exprime présente deux avantages : nous sommes en mesure de modifier l’information communiquée et nous atténuons l’intensité de la perception émotionnelle.

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08nov