Comment activer le curseur entre peur et plaisir ?

curseur

« Marcher à l’aise et laisser des empreintes de paix » (Thich Nanht Hanh)

Nous pensions le curseur entre la peur et le plaisir inopérant mais il se trouve que les outils de la sophrologie nous permettent d’activer ce curseur dans le sens que nous souhaitons. En nous rendant sur les lieux du corps où se matérialise l’émotion, nous allons rapidement être en mesure de désamorcer, dès leur apparition, les automatismes émotionnels qui nous entraînent dans leur tourbillon.

Il n’existe pas une réalité de nos souvenirs. Le fait même de les rappeler à notre conscience va modifier leur inscription. De la même façon qu’à chacun de nos passages sur un chemin de terre nous en modifions la configuration. Leur évocation va donc donner une nouvelle forme aux souvenirs et leur assigner de nouvelles perceptions.

La réponse émotionnelle à un événement est semblable au rappel des souvenirs qui sont tous encodés dans un contexte : spatial (où), temporel (quand), cognitif (qu’avons-nous pensé), comportemental (qu’avons-nous fait ou dit) et émotionnel (qu’avons-nous éprouvé). Ce dernier est un état somatique (opposé à psychique).

L’évocation d’un évènement va donc reproduire avec une intensité plus faible, un état du corps. Par exemple : le ventre noué, une température cutané élevée, une respiration courte etc.

Puisque rappeler un souvenir en modifie la forme pourquoi ne pas utiliser ce mécanisme pour transformer la perception que nous avons de certaines expériences. Faire en sorte, comme c’est le cas dans les peurs persistantes provoquées par un traumatisme, de « désensibiliser » le ressenti qui leur est associé et réemprunter le chemin.

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17avr