Faut-il du courage pour être soi-même?

L’enjeu de la singularité
Les repères stables et facilement identifiables nous rassurent. Rien ne génère plus d’insécurité que les zones d’ombres. Nous avons tous besoin de permanence: famille, amis, lieux, traditions etc. mais en même temps ces éléments autrefois assurés de nous accompagner tout au long de notre vie deviennent de plus en plus inconstants.
Comment alors évoluer en sécurité sur ces chemins non balisés?empreinte

Et bien, en acquérant plus d’autonomie
En ne faisant pas dépendre exclusivement  nos chances d’arriver à bon port de paramètres instables et résolument hors de notre contrôle.
Pour cela il faut nécessairement accepter d’être soi-même.  Un soi-même bien évidemment perfectible.
Accepter nos différences. Elles sont des gages de singularité- opposé à ordinaire.
Accepter aussi certaines de nos faiblesses comme des signes d’humanité et non comme les marques d’une imperfection rédhibitoire.
Affirmer ses goûts mêmes s’ils ne  sont partagés que par un petit nombre n’est pas toujours aisé.
Le conditionnement vicariant (par l’influence des autres) est un des ressorts principaux de la constitution des sociétés.  Mais il est aussi celui de notre dilution dans la masse.
Appartenance et individualité sont semblables au sel et au glucose dans notre organisme: leur excès ou absence sont délétères.
Le mimétisme et la conformité sont des forces puissantes constamment à l’oeuvre. Alors que la singularité nécessite une intentionnalité.
Notre estime de soi se nourrit principalement de la seconde. Et malgré ce que l’on croit, hormis dans des environnement spécifique, on recherche paradoxalement plus volontiers  ceux qui font bouger nos lignes que ceux qui nous enferment dans nos propres certitudes.

« Nous sommes libres parce que nous sommes des singularités nées au hasard de l’histoire et du désir » Julia Kristeva

A lire aussi :

23jan