Hypocrite!

La moralité est un garde fou qui participe à la survie des sociétés.Elle repose davantage sur la capacité à éprouver des émotions que sur la raison. Alors, quel subterfuge utilisons-nous pour déroger à ses règles?

Comment se fait-il que nos comportements quelquefois soient en contradiction avec nos valeurs?
Nous nous maintenons en équilibre entre l’intérêt individuel et l’intérêt collectif. Certains privilégient le premier alors que d’autres servent prioritairement le second.
L’instrument qui nous permet de nous accommoder des écarts se nomme: l’hypocrisie.
C’est elle en effet, qui nous protège des effets redoutables sur notre santé physique et morale, de nos incohérences.
Au quotidien, elle nous permet de gérer notre image sociale.
Dans une étude, des volontaires ont dû citer parmi 300 traits de personnalité, ceux qu’ils appréciaient le plus. Les réponses ont montré que nous apprécions prioritairement les individus honnêtes, fiables, amicaux, loyaux et responsables. Nos relations interpersonnelles étant vitales, ces qualités deviennent capitales.
Il existerait une hypocrisie acceptable – qui sert à la fois l’intérêt privé et collectif et celle, répréhensible qui vise au seul intérêt particulier.
Mais attention à notre « autosatisfaction morale« . Lorsqu’elle est trop élevée, elle nous empêche de faire des efforts pour nous montrer plus vertueux.
Il a été montré par exemple, dans une autre expérience que des personnes qui avaient choisi d’acheter des produits bio spoliaient plus facilement les autres joueurs que ceux qui s’étaient tournés vers des produits courants. Comme si une bonne action devenait un passeport pour transgresser les règles par ailleurs.

L’image que l’on souhaite donner de nous même nous oblige souvent à des accommodations. Comme pour toutes choses, c’est dans l’équilibre et aussi longtemps qu’elles ne portent pas atteinte aux autres que ces petites hypocrisies ont une fonction utile.

Crédit photo: www;college-edouard-queau.fr

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26mai