Il n’existe que trois options

Lorsque nous sommes confrontés à un désagrément nous nous retrouvons face à trois options possibles, plus une quatrième que nous évoquerons plus loin: et qu’il faudra impérativement éviter.

–        fuir la situation

–        faire évoluer la situation

–        accepter la situation

Imaginons le cas où nous sommes pris dans un embouteillage alors nous nous rendions à un important rendez-vous.

Etudions chacune des trois options.

Sommes-nous en mesure de fuir ? Pouvons-nous engager une manœuvre pour nous extraire de la file de façon à emprunter un itinéraire différent. Si c’est le cas une solution acceptable a été trouvée et les tentions internes s’apaisent.

Dans le cas contraire, sommes-nous capable de modifier la situation ( ex : aider le conducteur en panne à l’origine de bouchon à déplacer son véhicule) dans ce cas, à nouveau cette action est perçue comme pertinente et diminue le stress.

Dans le cas contraire réussissons-nous à accepter l’aspect incontrôlable de la situation ? En prévenant notre rendez-vous du retard ou bien simplement en nous détendant. Ce qui nous permet de relativiser la situation (la rencontre est également importante pour l’autre personne et le rendez-vous sera vraisemblablement décalé).

Il reste malheureusement une quatrième option. Celle où ne pouvant fuir la situation, la modifier où l’accepter nous sommes contraint de la subir. (aïe)

Peut être pensez- que c’est un cas assez peu fréquent. Je vous invite alors à être plus attentif chaque jour lorsque se produit ce type d’événement- une panne de voiture, d’Internet, la perte de clés, l’absence de réseau téléphonique, le retard de notre vol ou une séparation.

Qu’entraîne la quatrième option ? – et j’emploi à dessein le terme option car nous sommes dans tous les cas face à un choix. S’imposent alors à nous de fortes tensions générées par le sentiment de peur que fait naître l’évocation des conséquences néfastes du contretemps. Un cocktail de cortisol (hormone du stress) d’adrénaline ( associée à la colère) modifie notre tension artérielle, notre rythme respiratoire et cardiaque, notre température cutanée. Ce qui induit des tensions musculaires (autour des cervicales, dans le dos, aux mâchoires, autour des yeux etc.). Notre lucidité s’en trouve aussitôt altérée. Si bien que notre cerveau émotionnel qui a initié le processus reçoit en retour ces messages corporels qui viennent lui confirmer la gravité de la situation. A long terme, par la répétition de ces comportements, nous finissons par créer un schéma automatique qui se mettra en œuvre dans des situations similaires, infligeant à notre organisme de sérieux  dommages – sentiment de perte de contrôle, hypertension, irritabilité, baisse du taux d’anticorps, destruction de neurones, troubles du sommeil.

Une seule solution alors : Délaisser impérativement l’option délétère en travaillant à rendre possible une autre alternative. L’effort le plus important est à fournir sur la capacité d’acceptation lorsque c’est la seule envisageable. Cela commence comme toujours par une prise de conscience, lorsqu’ils émergent, des processus en œuvre.
Un des exercices se nomme le « lâcher prise »

« Lorsque la volonté se tait, l’instinct parle; en l’absence de l’âme, le corps va son chemin. »[Romain Rolland]

La parabole de l’âne de Buridan illustre le danger  de non choix.  Positionné à égale distance entre un seau d’eau et un seau d’avoine l’âne meurt de faim et de soif alors qu’il hésite entre ses deux désirs.

Crédit photo: www.twiningsfs.co.uk

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28jan