La technologie nous ramène-t-elle à l’âge de pierre?

l’Association santé environnement France indique, s’appuyant sur des études récentes que, 42 % des adultes gardent leur portable allumé pendant leur sommeil, acceptant la probabilité d’être réveillés par un appel. Deux-tiers des personnes qui reçoivent des messages nocturnes se précipitent pour les lire et un cinquième d’entre eux y répondent. D’autre part, 75% des adolescents dorment avec leur téléphone portable allumé près d’eux.
Au fil des âges, partout sur terre, les hommes ont vécu dans la peur d’un danger. Danger d’un prédateur lorsque nos ancêtres s’abritaient dans des grottes ou bien dans dans habitations rudimentaires, d’un clan ennemi, de pillards, de cambrioleurs ou d’agresseurs. Avec le développement de la technologie de nos sociétés modernes, nous nous attendions à voir cet état d’alerte permanent disparaître. Pourtant force est de constater que d’autres dangers sont nés avec ces progrès.
Nos systèmes d’alerte sont gérés par le système limbique, zone du cerveau allouée à la gestion de émotions et notamment de la peur. ils sont mobilisés lorsque au coeur de notre sommeil notre mobile indique un appel ou un message. Cette situation nous renvoie à l’état d’alerte, compagnon de sommeil de nos ancêtres.
Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, quelque soit le système de sécurité, des individus malveillants peuvent s’introduire virtuellement chez vous et y subtiliser des informations importantes : numéro de carte bancaire, mots de passe. Des identités sont régulièrement dérobées et réutilisées. Voilà un exemple supplémentaire de la façon dont nous utilisons la technologie pour accroître notre sentiment d’insécurité.
Ces exemples n’ont pas pour but de dénigrer les avancés de la téléphonie ou de l’Internet mais plutôt de mettre en lumière leurs effets sur la façon dont nous évaluons la sécurité dans nos vies.
Abraham Maslow considérait le sentiment de sécurité parmi les premiers besoins devant être satisfait avant que nous puissions envisager de nous réaliser.
Apprendre à utiliser ces avancées technologiques avec pertinence est un enjeu bien plus important qu’il n’y parait. Un regard critique nous protège d’une soumission pernicieuse au développement technologique. Les nouvelles découvertes sont trop porteuses de bénéfices pour laisser notre négligence en faire des instruments de peur, d’aliénation ou de régression.

Crédit photo: tac.athle.com

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31mar