Le monde serait-il imparfait?

Pourquoi un grand nombre de nos attentes dans le cadre de nos activités professionnelles induisent-elles de la peur ou de la colère? Et ces deux émotions nous servent-elles?

Si nous étions capables de distinguer dans l’ensemble de ces attentes celles qui sont illusoires de celles qui sont réalistes, nous serions surpris d’observer que la balance penche plutôt pour les premières. Cela est dû à la représentation de ce que nous estimons être les conditions parfaites de notre existence. Tout ce qui s’y oppose va générer un sentiment de peur. C’est le cas lorsque nous refusons de considérer la caractère fluctuant de la santé d’une entreprise et ainsi occultons le fait qu’une restructuration n’est jamais à exclure. Cela peut être également la colère, lorsque d’autres personnes sont tenues pour responsables de la situation par exemple. Dans ce cas les mauvais choix attribués à la direction. La peur et la colère sont fortement liées au sentiment que notre contrôle sur les évènements et faible. En effet plus nos attentes sont illusoires plus la probabilité que nous pesions sur les évènements est réduite.
Toute la difficulté pour ne pas être confronté à cette situation est d’être en mesure de nous affranchir du modèle le plus répandu dans nos culture. Celui qui veut que le monde doit être parfait et que ce qui entrave cette perfection est dysfonctionnel et inacceptable. Il nous est très difficile de considérer que le chemin vers l’excellence est semé d’expérimentation, d’erreurs, d’imprécisions.
Il ne s’agit pas ici de faire l’éloge du fatalisme ou de la médiocrité mais plutôt de comprendre que le réalisme et la lucidité sont les meilleurs garants de notre équilibre et donc de nos performances.
Aiguiser au quotidien notre esprit critique réduira l’influence de nos mécanisme automatiques de pensée. Ce sera le moyen le plus efficace pour ne pas dilapider notre énergie émotionnelle sur des perceptions erronées.

 » J’essaie toujours de faire ce que je ne sais pas faire, c’est ainsi que j’espère apprendre à le faire « . Pablo Picasso.

crédit photo: www.flepi.net

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