Le sentiment ordalique et le sens de la vie

En période de jeux olympiques les modèles de dépassement de soi sont nombreux. Mais Utube et daily motion ne sont avares en vidéos d’exploits  hors du commun- basejump, surf,  record de vitesse en chute libre de l’espace etc.
La recherche de sensations extrêmes par la pratique d’activités  à fortes composantes de risques, de défi et de surpassement indique un comportement ordalique. Sont but, en mobilisant nos capacités, est de répondre d’une part, à une forte exigence de notre espèce à aller toujours plus loin mais aussi par voie de conséquence à donner un sens élevé à  notre vie. Plus précisément lorsque ce sens devient flou au quotidien. basejump

Câblés pour que nos choix et nos actions aient une finalité et que cette finalité réponde à un besoin réel,
nous sommes désorientés lorsque ceux-ci sont mal identifiés.

Sommes- nous certains d’être en adéquation avec notre activité professionnelle, notre entourage, notre environnement?
Répondons-nous aux besoins fondamentaux de notre espèce -actions, défi,  création,  découvertes etc.
Ces questions peuvent se poser à nous en conscience ou bien elles peuvent s’exprimer de façon souterraine, sous la forme d’un mal être.
Le principe de réalité a fini, dans nos sociétés, par l’emporter sur beaucoup d’autres. Nous faisons les choses par devoir, responsabilité ou obligation. Et cela a souvent été utile. Mais souvent aussi cela fait naître une faille.  De la même façon qu’en matière d’urbanisme, le non respect de règles élémentaires de sécurité peut aboutir à des accidents (ex: autorisation de constructions en zones inondable), le non respect de nos besoins fondamentaux peut nous mener à des grandes difficultés existentielles.
Au terme d’une conférence une personne m’a demandé comment procéder pour choisir entre deux projets professionnels qui lui tenaient à cœur. Je lui ai simplement conseillé d’opter pour celui qui avait le plus de sens au regard des ses valeurs profondes (intrinsèques) et dont la mise en oeuvre  lui procurerait le plus de plaisir.

Nous pouvons être  le torrent qui creuse librement son lit de  la montagne vers la vallée ou bien le cours d’eau canalisé entre deux rives de béton.  Le sens naturel de notre parcours ne s’exprime que si nous respectons nos besoins fondamentaux.

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19fév