Le stress est-il aussi contagieux que le rhume ?

L’année de mes dix huit ans, j’ai effectué pendant un été des livraisons de fournitures de papeterie dans diverses sociétés. J’ai très vite noté qu’il existait pour chacune d’entre elles une atmosphère spécifique, identifiable dès le premier contact avec la secrétaire. Ce contact pouvait être amical, froid ou même hostile. Par la suite j’ai pu relier ce phénomène au type de management et à la personnalité du dirigeant.

cerveau

Cela n’est pas étonnant dans la mesure où l’état émotionnel de chaque individu est en interaction permanente avec son environnement.
Tout cet e qui exerce un contrôle sur notre vie possède la capacité d’induire chez nous une coloration émotionnelle.
Chaque fois que quelque chose ou quelqu’un détient un rôle important dans notre vie – un supérieur hiérarchique, un dirigeant politique, un lieu, un sportif, un ami, nous lui conférons le pouvoir d’agir sur nos émotions. A tel point que notre sentiment de bien être peut en être profondément affecté.
Dans l’entreprise cette coloration s’effectue du sommet le l’organigramme vers le bas. Bien des productivités, des rentabilités, des talents potentiels ont été perdus à cause de managers plus capables de communiquer du doute et de la de la méfiance que de l’énergie, de la motivation, de l’émulation.
L’empathie, ce canal qui relie émotionnellement les individus, peut également à notre insu être un vecteur de contamination dans une équipe.
Les neurones miroirs découverts récemment présentent une activité aussi bien lorsque un individu exécute une action que lorsqu’il observe un autre individu exécuter la même action. Ce sont eux, par exemple, qui participent au phénomène de contagion du bâillement.
Ils interviennent d’autre part dans l’imitation des comportements par mimétisme.
Adopter des attitudes communes c’est se conformer à la norme établie et donne le sentiment sécurisant d’appartenir au groupe, de partager ses valeurs même si celles-ci ne sont pas honorables.
Le manager doit être attentif à ce qui émane de lui. Mais surtout il se doit de rechercher la maîtrise dans ces propres capacités à induire du positif, du productif, du créatif chez ses collaborateurs.
Il doit effectuer un travail dans tout les compartiments de son l’intelligence émotionnelle. Ceux plus particulièrement où il identifie une faiblesse, une lacune susceptible d’altérer la dynamique nécessaire aux résultats que l’on attend de lui dans la conduite de ses équipes.

Si vous avez confiance en vous-mêmes, vous inspirerez confiance aux autres. [Johann Wolfgang Von Goethe]

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