Petits exercices de relaxation

Vers un meilleur nous-même

Pour faciliter nos débuts dans la pratique de la relaxation, il est primordial d’adopter une position que l’on pourra maintenir plusieurs minutes sans que cela n’entraîne de sensations d’inconfort.

1 – Le corps respire

Le plus simple est de s’asseoir sur une chaise, le dos droit. Les mains peuvent être posées sur les cuisses .

Après avoir fermé les yeux, commencez par porter votre attention sur les phases d’inspiration et d’expiration en vous efforçant d’en augmenter l’amplitude et d’en ralentir la vitesse – on respire un peu plus haut et on souffle un peu plus bas, lentement. Ceci pendant environ deux minutes.

Puis vous allez imaginer, lors de chaque expiration, que vous insufflez l’air dans les différents lieux du corps en commençant par le sommet du crâne, en poursuivant par le visage puis le cou et les épaules, les bras, les mains, le thorax, le ventre, le dos, le bassin, les jambes et enfin, les orteils. A chaque cycle est associée une zone corporelle. Il faut sentir la tiédeur de l’air insufflé et la détente que cela induit.Une certaine lourdeur peut progressivement apparaître.

L’ensemble dure entre trois et cinq minutes.

Après quelques séances vous serez en mesure de pratiquer cette relaxation dans différentes positions- allongé ou debout. dans divers lieux de votre quotidien-  le métro,  une salle d’attente ou en voiture au feu rouge. Vous en retirerez rapidement de grands bénéfices. D’autant plus que par la suite vous intégrerez à cette relaxation des images apaisantes,  énergisantes  ou sécurisantes.

Un seul secret pour faire que cette courte relaxation devienne un outil performant de retour à l’équilibre émotionnel:  LA FRÉQUENCE DE LA PRATIQUE

2 – Un autre exercice de relaxation court:

Assis, les yeux fermés dans un premier temps (après quelques jours de pratique on pourra les garder ouverts) on respire en gonflant légèrement le ventre puis dans la même phase on imagine l’air gonflant le coeur. Au sommet de ce cycle on s’attache à détendre tout le visage – le front, les yeux, les muscles des mâchoires, la bouche. Enfin on souffle lentement (par le nez) avec la sensation que l’ensemble du corps s’alourdir. On recommence plusieurs fois ce cycle

3 – Relaxation de l’énergie et de l’apaisement.

Assis, debout ou couché- je conseille souvent la position assise parce par cette pratique on installe des automatismes de détente très facilement reproductibles dans les  nombreuses situations du quotidien citées plus haut.

On installe tout d’abord une respiration légèrement plus ample (on respire un peu plus haut, on souffle un peu plus bas. Jamais dans l’inconfort) on s’efforce alors d’associer la phase d’inspiration à une sensation d’énergie- comment se sent- on physiquement dans les moments où notre énergie est optimale (pendant le sport, après une excellente nouvelle etc.).. Puis on souffle en y associant une sensation de douceur (celle des meilleurs moments de détente) ou de sécurité. Là, à nouveau c’est percevoir physiquement cet état du corps qui est primordial. Il est inutile de se contenter de répéter « calme, énergie ou sécurité » car les mots seuls,  n’ont qu’un très faible pouvoir.

Cet exercice est destiné à nous détendre en utilisant une fonction vitale et en permanence à l’oeuvre. Elle équilibre l’alternance des systèmes sympathiques (action) et parasympathiques (détente). Il permet de surcroît d’ installer un sentiment d’équilibre.

4 – Le sourire

Les yeux fermés dans la position de notre choix, sourions successivement par tous les lieux de notre corps (visage, épaules, ventre mains, jambes).

Il faut imaginer ces parties de notre corps  capables de produire  et d’émettre la douce énergie du sourire.

Il est intéressant de concevoir nos émotions sous la forme d’énergies positives ou négatives. Celle du sourire est une des plus puissantes. Vous serez étonnés des changements qu’au fil des jours cet exercice peut produire

5 – Une relaxation en forme de méditation

Les yeux fermés, dans la position de notre choix, installons- nous dans l’ observation exclusive de l’écran intérieur de nos paupières – les formes, les mouvements, la lumière. et ne laissons aucun mot se former.

Il n’y a pas de durée requise pour ces relaxations. Elles peuvent varier d’une minute à une heure selon le temps disponible, le lieu ou l’envie. Leur but est de nous déconnecter du flux de pensées automatiques, et  de muscler notre autonomie. C’est un peu comme si on isolait notre demeure pour nous prémunir des bruits excessifs  de la rue. Ces bruits  qui perturbent nos facultés de concentration et  occupent une place trop importante de notre espace attentionnel.

6- Diminuez la résonance de l’échec par la relaxation

Lorsque votre corps est détendu, les pensées qui vous animent perdent de leur force. Impossible de ressentir une vraie colère, une vraie peur, une vraie angoisse dans un corps décontracté qui communique des messages de clame.

L’idée même de l’échec, sa matérialisation dans votre intellect, perdra de son pouvoir négatif. La clé est d’inviter cette pensée dérangeante dans votre esprit uniquement lorsque votre corps est paisible. Résultat, la notion d’échec se dilue et les émotions négatives qui y étaient attachées quittent progressivement le navire.

7– L’usage du sourire

Nous savons tous que le sourire adresse aux autres des messages positifs et sécurisants. Ce que nous savons moins, c’est que celui-ci envoie également des informations à notre cerveau. Lorsque votre front est plissé, que votre mâchoire est crispée et que vos sourcils plongent vers votre nez, votre cerveau émotionnel reçoit un message négatif. En revanche, quand votre visage arbore une expression positive de type sourire, le signal reçu contribue à renforcer votre sentiment de sécurité. Exactement comme si vous receviez le sourire d’un proche.

8 – Pratiquez le pardon égocentrique

Pardonner à quelqu’un ou à vous-même est un acte de délestage. Cela revient à couper ce lien émotionnel empreint de rancune et d’animosité qui vous attache à une problématique ou à un individu. Contrairement à ce que pensent nombre de personnes, pratiquez le pardon n’est pas une faiblesse. Au contraire, c’est une stratégie courageuse que l’on utilise pour Soi et dans son propre intérêt. Elle nous libère de la tristesse, de la frustration, de la colère. Et constitue une des clés du lâcher prise.

9 – Relâchez les tensions de votre visage

Votre visage est la partie de votre corps où se matérialisent le plus lisiblement vos tensions internes. Sa physionomie à un instant T traduit votre état émotionnel. Mais le processus peut être inversé : pacifier ses expressions permet d’induire une certaine détente. C’est une stratégie habile qui consiste à utiliser les connexions entre cerveau et visage afin de paramétrer ses émotions. Il est donc primordial que, plusieurs fois par jour, vous veilliez à installer une mine décontractée. Résultat, vous vous sentez plus détendu.

10 –Soyez pilote ou passager

Selon la situation, vous pouvez décider d’être le pilote et donc d’avoir le contrôle. Ou bien opter pour une posture de passager et donc décider de manière intentionnelle de ne pas avoir les commandes. L’essentiel est de jauger le degré de contrôle que la situation exige de votre part. Savoir si vous devez être proactif ou s’il s’avère plus pertinent et économe d’adopter un rôle passif. Cette faculté de choisir la posture adéquate augmente considérablement votre autonomie face aux diverses circonstances.

11 – Gérez intelligemment le capital désir

Considérez le désir comme un appétit. Manger du pain avant un repas amenuise votre appétit. De la même manière, il est possible d’amoindrir votre niveau de désir au risque d’être repu avant même d’avoir commencé à agir ! Prenez donc garde à l’alimentation de votre désir, il vous faut en permanence veiller à maintenir vivace cet appétit. Evitez le grignotage : divertissements stériles, loisirs en trop grand nombre, objectifs trop nombreux. Tout cela peut miner votre capital désir et plomber votre motivation.

12 – Valorisez les expériences vécues

Chaque expérience que vous vivez ou avez vécu est une source potentielle. C’est le fait d’extraire intentionnellement la valeur intrinsèque de chacune d’elles qui permet d’exploiter ce levier. Extraire la moindre composante positive, le moindre élément potentiellement valorisant renforce votre estime. Placez ce filtre, prenez-en conscience le plus souvent possible. Cela vous permettra de renforcer le process. Toute expérience recèle ce pouvoir de doper votre estime.

 

A suivre………