Quotient émotionnel et Quotient intellectuel

Deux formes d’intelligence caractérisent l’être humain : l’intelligence rationnelle mesurée par le quotient intellectuel (QI) et l’intelligence émotionnelle mesurée par le quotient émotionnel (QE).

On a longtemps considéré que la première était le meilleur prédicteur de la réussite professionnelle. Une bonne manipulation de l’abstraction, une capacité de raisonnement logique semblaient à eux seuls, selon les tests développés par Alfred Binet, prédisposer au succès. Cette notion faisant de moins en moins l’unanimité, Salovey et Mayer popularisèrent dans les années 90 le concept d’intelligence émotionnelle.

Une forme d’intelligence qui suppose la capacité à contrôler ses sentiments et émotions, ceux des autres, puis à faire la distinction entre eux afin d’utiliser cette information pour orienter ses pensées et ses gestes. Ce serait donc d’avantage dans une bonne combinaison du rationnel et de l’émotionnel qu’un individu trouverait les conditions de son épanouissement.

Comment quantifier cette proportion ?

Certains chercheurs avancent aujourd’hui des chiffres de l’ordre de 25% pour le QI et de 75% pour le QE. Notre intelligence est hybride, elle nous apporte une capacité d’adaptation supérieure, une meilleure économie émotionnelle et une plus grande puissance énergétique.

Semblable à l’électricité d’origine éolienne, photovoltaïque ou produite par une pile à combustible, moins chères à terme et non sujette à épuisement, l’intelligence émotionnelle offre des capacités de développement importantes. Pour nous permettre de faire face à toutes les situations énergivores, nous devons sans cesse être en mesure d’alimenter notre moteur.

Les recherches récentes démontrent le rendement plus élevé de l’intelligence émotionnelle. Les relations interpersonnelles sont au cœur de notre vie. Ce sont leurs qualités qui le plus souvent déterminent notre place dans la société. Combien de bêtes à concours avons-nous connues, incapables de convertir leurs aptitudes en véritable réussite ?
L’équation du bonheur reste à découvrir. Mais les variables, elles, sont bien identifiées.