Moi… Parler en public ?

On ne peut pas exclure d’être un jour amené à s’exprimer en public. Que ce soit occasionnel ou fréquent, il y a toujours un enjeu à cet exercice.
Qu’est-ce qui nous fait si peur et nous prive de la sérénité nécessaire ? Peut-on travailler à surmonter les obstacles ?

Finalement, une seule personne c’est déjà en public. Et pourtant cette idée ne nous effleure jamais. Sauf si nous souffrons de timidité et là, ce sont les mêmes ressorts qui nous handicapent.

Quel est l’enjeu?

Il va falloir délivrer un message qui soit bien compris. Eviter les erreurs, les hésitations ou l’incohérence du discours. Ce qui se joue, c’est la valorisation ou bien la dévalorisation de notre image, de notre crédibilité.
C’est bien entendu notre ego qui se sent vulnérable et qui de se fait, voudrait nous empêcher de nous exposer à ce risque.
Il y a de nombreuses années, j’avais été sollicité par une chaîne de télévision pour m’exprimer en qualité de chef d’entreprise sur la mise en place des 35 heures. Au delà du journaliste derrière son micro, je percevais bien l’auditoire plus large des téléspectateurs. Mon cerveau tentait de gérer tous ces paramètres et cela altérait mon calme et mon élocution. Malgré tout, après avoir visionné ce reportage, j’ai été surpris d’être assez satisfait du résultat. J’avais vraisemblablement surestimé mes difficultés.

Les deux raisons de notre peur

La première est, une perception erronée de nous-même. C’est le degré d’estime de soi qui actionne le curseur de l’auto-jugement. Comme celui-ci est variable selon les circonstances, on peut être à l’aise un jour et beaucoup moins un autre.
S’exprimer face à plusieurs personnes officialise l’importance de la situation. Nous craignons en échouant d’être estampillé du sceau de la médiocrité.

La deuxième raison peut être une bonne analyse de nos limites. Imaginez que vous deviez faire la présentation d’un sujet de dix pages sans notes alors que savez votre mémoire faillible.

Sur quels leviers intervenir ?

On l’a déjà compris, le premier est la réduction des tensions physiques, qui peuvent être la source ou la conséquence des nos peurs.
Ce sont les méthodes de relaxation très courtes qui vont nous permettre de réguler notre rythme cardiaque, notre respiration et de détendre nos muscles.
Puis, il sera intéressant d’évoquer des situations passées destinées à installer, même momentanément, une estime de soi plus grande. Par exemple le jour où vous avez été félicité pour un succès.
Enfin, c’est dédramatiser les conséquences d’un trou de mémoire, des hésitations ou d’un peu de tension, cela n’est jamais aussi grave qu’on l’imagine.
On peut par exemple insérer à la fin de la présentation quelques mots à propos de notre trac sur le ton de l’humour. Le second degré est un précieux allié en toutes circonstances.
Je conseille toutefois, comme toujours, de pratiquer régulièrement les outils pour augmenter la confiance en soi, retrouver rapidement le calme et développer la créativité. Ce travail sera capable de vous faire basculer en mode « discours » de façon instantané.
Vous deviendrez ainsi plus apte pour mobiliser les aptitudes nécessaires à une bonne communication du message. Avec pour conséquences une meilleure valorisation de votre image et l’augmentation de votre confiance en vous.
« Le trac est fondamentalement le même chez un champion et chez un débutant. La différence vient que le premier a appris à mieux le maîtriser que le second. »
[John McEnroe]

Crédit photo: http://www.raymichemin.canalblog.com

A lire aussi :

21oct