Ne jetons pas l’ego avec l’eau du bain

Selon l’angle sous lequel on se place, on voit l’ombre ou la lumière de l’ego. Nous brûle- t-il les ailes ou bien alimente-il notre feu intérieur? Faut-il le fuir ou le domestiquer?


Si on aborde ces questions sur le plan professionnel, il possède un bénéfice et des effets secondaires.
Le bénéfice c’est que pour participer à enrichir l’image que nous avons de nous même, il va générer de l’énergie, de la motivation, de l’imagination. Il va nous permettre d’atteindre des projets quelques fois ambitieux.Dans ce cas il demeure à notre service.
Mais il peut, si on le nourri immodérément devenir un conseiller incontrôlable. Il sera alors capable de nous flatter ou bien de nous dévaloriser pour mieux nous manipuler. Cet ego possède une morale et une éthique faible. Les projets qu’il forme ne  sont pas souvent empreint  dans le respect de l’autre. Pour lui la fin justifie les moyens. Il nous entraîne alors dans une course sans fin dans laquelle chaque revers nous affaiblit toujours plus.
Sa manipulation nécessite donc de grandes précautions.
A petite dose il nous stimule, nous aiguillonne et nous mène au dépassement. A forte dose, comme dans le cas d’addiction, il nous rend plus vulnérable.
Ce que dit Aristote de la colère, il eut pu le dire de l’ego.

«La colère est nécessaire ; on ne triomphe de rien sans elle, si elle ne remplit l’âme, si elle n’échauffe le cœur ; elle doit donc nous servir, non comme chef, mais comme soldat»

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30sept