La crainte du changement

« La porte du changement s’ouvre de l’intérieur » (Jacques chaize)

Le changement est inscrit dans chacune des lois de notre univers. Depuis sa création, des galaxies, des étoiles, des planètes, des vies sont apparues. Elles ont grandi, évolué puis  disparu. Ainsi en est-il tout au long de notre vie. Le changement peut prendre trois formes : inéluctable (ex : la vieillesse), néfaste (ex : la maladie) ou bénéfique (ex : une meilleure estime de soi). A la veille d’obtenir un autre poste, des sentiments contraires nous envahissent. Le plaisir d’un meilleur salaire côtoie l’appréhension de nouvelles responsabilités. Emménager dans un nouvel appartement nous oblige à intégrer de nouveaux repères synonymes d’incertitudes. Cela nous a pris du temps pour  construire une image claire de nous-même, qui nous serve de référence dans une société en perpétuelle transformation.

Lorsque parvenu à un carrefour de notre parcours, nous percevons une insatisfaction profonde, s’impose alors la nécessité d’un changement. Pour mener ce projet à terme plusieurs étapes sont indispensables : il faut avoir pris conscience que notre situation exige une amélioration (ex : ma forme physique n’est pas satisfaisante). Il est nécessaire ensuite de choisir une stratégie (ex : je vais m’inscrire à un cours de gym). Il faut alors passer à l’action (acheter des vêtements appropriés, choisir un club et m’inscrire. Et enfin être constant dans l’effort et la pratique pour permettre aux modifications attendues de s’opérer.
Une seule de ces étapes fait-elle défaut et c’est le succès de notre projet qui est compromis.
Mais en menant à bout cette entreprise, nous n’allons pas devenir un autre, avec lequel il  va falloir se familiariser. Nous n’allons pas devoir nous défaire de la totalité de ce qui composait notre personnalité. Nous allons simplement construire un meilleur nous-même, ajouter des éléments manquants ou  plus performants à l’édifice qui vous compose.

Ce changement se fera  dans une continuité. Selon un code moral qui ne peut que s’améliorer. Le travail de développement personnel  engagé (voir l’article de Nicolas Pène) mettra en lumière la nécessité de nouveaux comportements, plus en phase avec la qualité des relations humaines, de notre responsabilité sociale et du sens de notre vie.

Aller vers plus de conscience ne doit pas nous faire peur. Seule l’obscurité recèle des dangers.

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14oct